17 février 2016

- Décès de Boutros Boutros-Ghali (16 février 2016) - Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international
- Liban - Entretien du ministre avec son homologue libanais, M. Gebran Bassil (Paris, 16 février 2016)
- Ukraine – Réunion en format Normandie
- Ukraine
- Sénégal

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a rappelé la déclaration du ministre, fait la déclaration et répondu aux questions suivantes :

1 - Décès de Boutros Boutros-Ghali (16 février 2016) - Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Boutros Boutros-Ghali, ancien ministre égyptien des affaires étrangères, ancien secrétaire général des Nations unies et ancien secrétaire général de la Francophonie.

Je souhaite rendre hommage à cet artisan infatigable de la paix tant au service de son pays, avec notamment la négociation des accords de Camp David, que de la communauté internationale à travers sa contribution décisive au renouveau des Nations unies au lendemain de la guerre froide. Je veux également saluer cet ardent défenseur de l’émancipation et de la compréhension entre les peuples qui s’est investi sans relâche pour la promotion de la francophonie.

La communauté internationale, et tout particulièrement l’Égypte qui l’avait vu naître et auquel il faisait honneur, perd avec lui un homme d’État courageux et déterminé. En cette douloureuse circonstance, je tiens à exprimer ma profonde sympathie à sa famille, à ses proches et au peuple égyptien.

2 - Liban - Entretien du ministre avec son homologue libanais, M. Gebran Bassil (Paris, 16 février 2016)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, a reçu le 16 février son homologue libanais, M. Gebran Bassil. L’entretien a porté sur la situation intérieure du Liban et les défis que doit relever le pays, dans un contexte régional particulièrement tendu. Le ministre a rappelé l’importance de procéder sans délai à l’élection d’un président pour mettre fin à une crise institutionnelle de plus de vingt mois.

Les deux ministres ont évoqué le conflit en Syrie, après la réunion du groupe international de soutien du 11 février. M. Jean-Marc Ayrault a rappelé la nécessité pour le Liban de maintenir sa politique de dissociation avec le conflit syrien et la détermination de la France à poursuivre son soutien en faveur de la stabilité et de la sécurité du pays.

Ils ont fait le point sur les résultats de la conférence de Londres du 4 février, qui a permis de renouveler l’engagement de la France et de la communauté internationale face à la crise humanitaire que traversent la Syrie et les pays d’accueil des réfugiés syriens, à commencer par le Liban.

3 – Ukraine – Réunion en format Normandie

Q - Pourriez-vous nous confirmer que la prochaine réunion en format Normandie est prévue le 3 mars à Paris ?

R - Nous travaillons avec nos partenaires du "format de Normandie" à un prochain contact des ministres des affaires étrangères.

Nous vous tiendrons informés le moment venu.

4 – Ukraine

Q - Le Procureur général d’Ukraine a démissionné. Est-ce que vous avez un commentaire sur à ce sujet ? Le Parlement ukrainien a exprimé un vote de confiance dans le gouvernement. Le gouvernement attend des changements de personnel. Quelle est la position de la France à ce sujet ?

R - Nous ne commentons pas la politique intérieure des pays tiers.

Il appartient aux autorités ukrainiennes de définir les modalités de mise en oeuvre des réformes prévues par l’accord de coalition conclu en 2014 et vivement attendues par la communauté internationale.

Ces réformes, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption, sont indispensables pour la modernisation du pays et pour répondre aux aspirations du peuple ukrainien.

5 – Sénégal

Q - Avez-vous une réaction à l’annonce de l’organisation prochaine d’un référendum au Sénégal ?

R - Le Sénégal va organiser un référendum en vue d’une réduction à l’avenir de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans.

C’est le peuple sénégalais qui décidera de ce qui lui convient.

La volonté du Sénégal d’approfondir son système démocratique mérite d’être saluée.

Dernière modification : 17/02/2016

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