La politique culturelle de la France au Burundi

Outre les secteurs concernant la francophonie, l’éducation, les médias, qui demeurent des axes forts de la coopération française au Burundi, la politique culturelle de la France dans ce pays est, dans une très large mesure, mise en œuvre par l’Institut français du Burundi (IFB).
Connu surtout sous son ancienne appellation « Centre culturel français » (CCF), l’Institut français du Burundi (rebaptisé ainsi au 1er janvier 2011) exerce son activité depuis 1964, année de sa création.

Installé au cœur de Bujumbura et bénéficiant donc d’une très grande visibilité, l’IFB est depuis longtemps le seul institut culturel étranger au Burundi, au point d’être devenu, au fil des années, une véritable institution, « la » référence culturelle dans ce pays.

L’IFB entend jouer le rôle d’un incubateur pour de futurs artistes et talents culturels du Burundi et ambitionne de contribuer à favoriser l’émergence d’une véritable économie de la culture dans ce pays. Bon nombre d’artistes et d’auteurs burundais qui ont « percé » au niveau national, voire international, ont d’ailleurs « fait leurs armes » à l’Institut français du Burundi. Sa mission est donc principalement de répondre à une demande culturelle locale, qui reste très forte, plutôt que de proposer une offre culturelle purement française, celle-ci étant déjà assurée par les tournées régionales d’artistes organisées par l’opérateur français « Institut Français » (qui a succédé à Cultures France).

L’activité de l’IFB, qui compte une vingtaine d’agents permanents et une douzaine de professeurs vacataires pour l’enseignement des langues, s’articule autour des pôles suivants : des cours de langues (français, kirundi et kiswahili) pour tous niveaux, une médiathèque/centre de ressources riche de 25 000 ouvrages et une animation culturelle et artistique variée (arts de la scène ou spectacles vivants, arts visuels, débats d’idées etc...).

L’IFB est étroitement associé aux grands rendez-vous culturels que sont le Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi( Festicab), le Prix littéraire Michel Kayoya ou encore la Journée internationale de la Francophonie.
Ses partenaires naturels sont bien sûr les autorités et institutions burundaises dont le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, les universités ainsi que les écoles, publiques ou privées, sans oublier les représentants du monde associatif (association des musiciens, association des écrivains etc.) et les nombreuses ONGs opérant au Burundi.

S’agissant des publics, l’Institut Français du Burundi entend attirer tous ceux et celles qui sont « en manque » de culture et qui sont intéressés par sa programmation artistique. C’est donc principalement un public de jeunes (scolaires, étudiants) et d’universitaires, potentiellement générateur de futures élites du pays, qui est visé.

Outre l’Institut Français du Burundi, situé à Bujumbura, la France est également présente sur le plan culturel à l’intérieur du pays, à travers l’Alliance franco-burundaise de Gitega, créée en avril 2010.

Dernière modification : 22/02/2013

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